D’origine russe et d'héritage juif, Louise Nevelson émigre avec sa famille aux États-Unis en 1905. Élevée dans un environnement ouvert d’esprit qui valorise l’égalité des sexes et ancrée dans une tradition familiale de travail du bois, elle développe très tôt une affinité pour la création artistique.
Après son mariage et son installation à New York en 1920, elle s’adonne à la peinture, à la danse, à la musique et au théâtre. Après son divorce en 1931, elle voyage en Europe, où elle étudie le cubisme auprès de Hans Hofmann à Munich et découvre l’art africain au Musée de l’Homme à Paris. De retour à New York, elle collabore avec Diego Rivera à la réalisation de fresques pour la New Workers School et étudie à l’Art Students League avec Hofmann et George Grosz, exposant bientôt ses premières peintures et sculptures.
Dans les années 1940, Nevelson présente sa première exposition personnelle à New York et se lance dans la gravure, une pratique qu’elle poursuit tout au long de sa vie. Influencée par le cubisme et « l’art primitif », elle se tourne vers des assemblages réalisés à partir de bois de récupération. Les années 1950 marquent un tournant décisif : inspirée par les sites archéologiques mexicains et l’architecture précolombienne, elle commence à créer des environnements à grande échelle composés de multiples éléments interdépendants.

