• « Elle est toujours entrée dans la ville, la nuit, ou avec ce qu’il faut de nuit pour ouvrir la...
    Titina Maselli, Panta Rhei, 1971, Acrylic on canvas
    « Elle est toujours entrée dans la ville, la nuit, ou avec ce qu’il faut de nuit pour ouvrir la ville, tunnel, métro souterrain, ombres tombées de haut dans les puits béants entre les gratte-ciel, intérieurs des bars, stores baissés, épaisseurs entassées des parois, des barres ou des barreaux agencés et rivetés et des corps lancés là-dedans à pleine vitesse et à pleine poignée. Elle est toujours entrée dans la ville, toujours déjà entrée et toujours en train d’y entrer, non pas comme une qui viendrait du dehors, mais comme celle qui vient de l’intérieur de la ville elle-même, de ses rues et de ses immeubles, et qui veut pénétrer plus à l’intérieur encore, dans le noyau nocturne et rayonnant de nuit de l’urbanité ramassée, entassée, amoncelée, pressée »
     - Jean-Luc Nancy, « Expression de Titina Maselli », texte écrit pour l’exposition organisée en 1997 par l’Institut Culturel Italien de Strasbourg.